71
km de marche répartis sur 3 jours et 2 nuits de camping. Voilà ce qui m’attend
pour les prochains jours. Je me suis préparée de la nourriture et fait des
provisions d’eau pour les 3 jours, j’ai préparé mon sac avec mon équipement de
camping et du linge chaud… puis je me suis rendue compte à quel point mon sac
était lourd… J’ai vu bien pire en chemin, mais reste que j’aurais aimé avoir un
peu moins de poids à traîner sur mon dos. J’ai un équipement de camping pas trop cher, ce qui implique
qu’il est par le fait même assez pesant. Au final, le poids de mon sac n’aura
pas eu une grosse influence puisque le prix pour prendre un bateau de Picton au
point de départ de la marche puis du point d’arrivée à Picton est presque le
même que celui faisant le même trajet et transportant en plus les bagages d’un
camping à l’autre pendant la journée. Pour environ 15 $ de différence et moins
d’attente pour le retour à Picton, j’ai finalement décidé de les laisser
transporter mon sac, même si ça me semblait être une façon très touristique de
faire la randonnée. J’apportais donc avec moi pendant la journée qu’un plus
petit sac avec des vêtements chauds, de la nourriture et de l’eau.
Il faut comprendre qu’en Nouvelle-Zélande,
ce qui est dangereux, ce n’est pas les animaux ou les insectes venimeux comme
d’en d’autres endroits du globe, mais plutôt les changements de température
rapides et drastiques. Alors aussi bien y être préparé plutôt que de se faire
prendre à brûle-pourpoint sans vêtements de rechange ou nourriture pour passer
une nuit de plus en forêt.
Le matin du départ, je me
réveille finalement avec un gros rhume. Ça change la donne - je suis
contente de ne pas avoir à traîner mon gros sac parce que la première journée,
qu’on nous disait être une journée de 9h de marche, a été une lutte permanente
pour tout simplement réussir à respirer. En une journée j’avais utilisé presque
l’ensemble du seul rouleau de papier de toilette que j’avais amené pour me
moucher… Disons que je ne profitais pas du paysage autant que j’aurais pu. À 19h, ma tente était montée, j’avais mangé
et je dormais. Heureusement parce que de 19 à 21h ont été les deux seules
bonnes heures de sommeil de toute ma nuit. Je me suis réveillée fatiguée, mais
déjà un peu moins enrhumée.
La deuxième journée, on marchait
surtout à découvert, sous le soleil particulièrement chaud de la mi-novembre.
Si le défi de la première journée aura été de respirer, celui de la deuxième
journée était quant à lui de bien gérer mon eau. Mon rhume et le soleil me
demandaient plus d’énergie qu’à l’habitude et j’avais une quantité d’eau tout
de même limitée. L’eau des campings doit souvent être bouillie ou traitée avant
d’être bue, mais j’ai réglé mon problème en faisant le plein d’eau potable à
l’une des auberges près de mon camping.
Je n’ai vraiment commencé à
apprécier la randonnée qu’à la troisième journée. Je me sentais mieux, il
faisait encore très beau et chaud et on avait quelques superbes points de vue
en chemin. Comme le bateau qui nous ramenait à Picton nous attendait pour 15h30
et que les indications nous montraient que 8h de marche nous séparaient encore de
l’arrivée, je suis partie relativement tôt pour éviter de me sentir pressée par
le temps au courant de la journée. Bien que j’aie finalement terminé beaucoup
plus tôt que prévu, j’ai apprécié pouvoir profiter du matin encore pas trop
chaud pour traverser la montée assez longue et exigeante du début. Et rien de
mieux que de pouvoir se prélasser au soleil dans l’herbe en faisant un peu de
social en attendant le bateau!
Mon impression finale de cette
marche? Belle randonnée, beaux paysages, mais j’étais un peu déçue. Déçue de ne
pas être plus près de l’eau que ça, déçue du résultat alors que le prix du
transport pour faire cette marche était assez élevé. Plusieurs heures de marche
étaient dans les boisées, ce qui ressemblait davantage à ce que je connaissais
déjà du Québec. Faut dire que mon rhume a certainement rendue mon expérience
plus difficile et moins agréable tout en me rendant beaucoup moins sociable,
mais je suis tout de même contente de l’avoir fait puisque cette randonnée aura
été une excellente préparation à celle qui allait suivre.
P.S. Faut dire aussi que la Nouvelle-Zélande me gâte tellement en terme de paysage que j'en deviens un peu difficile ;)
Wow!! les photos sont vraiment superbes...ça donne le gout d'y être aussi!! :)
RépondreSupprimer