Je ne sais pas ton nom, je ne
connais pas ton histoire, mais pour une raison un peu mystérieuse tu as choisi
de me parler de la raison de ta visite à Montréal. Et pour une raison encore
plus mystérieuse, je n’ai pas suivi mon envie de discuter davantage avec toi.
D’habitude je suis ce genre d’élan là, j’aurais dû, la preuve, je regrette un
peu de ne pas l’avoir fait. Tu m’as dit à brûle pourpoint que tu venais dire au
revoir à ton père qui ne passera pas Noël… Je t’ai trouvé fort. Fort de le dire, fort de
partager, fort dans la faiblesse qui se voyait dans ton regard. Quand tu m’as
d’abord demandé ce que je venais faire à Montréal, je t’ai répondu que je
venais rendre visite à de la famille qui était à l’hôpital. C’était mon père
que j’allais voir. La différence, c’est que les docs ont fait de la bonne job,
que mon père est jeune et plein d’énergie et de motivation, que son heure est juste
pas venue. La différence c’est que mon père à moi, il va être là pour Noël
cette année et il va être là pour encore plusieurs Noël à venir. Tu liras
jamais ce que j’écris, tout simplement parce que je ne connais même pas ton
nom, mais si je pouvais, je te laisserais savoir que je pense à toi et à ta
famille et que si c’était à refaire, je te l’offrirais ce café sans avoir peur
que ce soit mal interprété. Parce que même quelques semaines plus tard, je
continue de penser que tout ce tu demandais, c’était un café, une présence, une
discussion pour te changer les idées et te sentir un peu moins seul et perdu.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire