dimanche 15 septembre 2013

Hangi



   Pour moi, le moment marquant de ce Noël-ci aura été le hangi, un repas traditionnel typiquement maori (les maoris étant les aborigènes de la Nouvelle-Zélande, soit l’équivalent des amérindiens au Québec) Je me sens privilégier de pouvoir participer à un tel évènement, d’autant plus que cela me fait encore une fois réaliser à quel point ces gens merveilleux me considèrent comme faisant partie de leur famille. Ce qu’il faut comprendre c’est que la grand-mère de mon amie est maorie et par le fait même la culture et les traditions maories sont bien présentes dans la famille. 

   Les femmes s’affairent à préparer la nourriture, pendant que les hommes eux, préparent le feu où sera cuit la viande et les légumes pendant quelques heures. Ils s'assurent de bien faire chauffer les pierres qui donneront toute la chaleur nécessaire pour faire cuire la nourriture.


   Il y a plusieurs estomacs à remplir, alors on coupe une tonne de pommes de terre, de kumaras (patates sucrées néo-zélandaises) et de citrouilles. 



   Il s’agit d’un rituel assez délicat si l’on veut que le repas soit bien réussi. Les morceaux de viandes doivent être stratégiquement déposés dans le panier dont le fond a été préalablement recouvert de feuilles de chou afin que chaque pièce de viande soit suffisamment cuite, mais pas trop. On y retrouve du bœuf, du porc, plusieurs poulets et l’inévitable agneau. Puis on ajoute le sac de légume sur le dessus.

   Pendant que le panier se prépare, les hommes auront enlevé le bois et les cendre du trou où le feu avait été parti, ne laissant que les pierres sur lesquels on dépose le panier de nourriture qu’on couvrira ensuite d’un drap propre et de morceau de jute, avant de recouvrir le tout de terre. 






   On laisse ensuite le tout cuire lentement sous terre pendant quelques heures, jusqu'à ce qu’on puisse refaire les étapes inverses pour en ressortir la viande et les légumes maintenant cuits et présentant une odeur caractéristique de fumée.




   Avant de déguster le tout, on bénit d’abord le repas, en maori. Puis vu l’interculturalisme du moment, on me demande de bénir le repas à mon tour, mais en français cette fois, ce que j’accepte de faire avec fierté puisque je perçois cette demande comme un grand honneur. Puis quelqu’un d’autre enchaîna en italien, puis une autre en polonais, puis on termina en anglais. C’est ce qu’on appelle moderniser une tradition ancestrale !



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