Les femmes s’affairent à préparer
la nourriture, pendant que les hommes eux, préparent le feu où sera cuit la
viande et les légumes pendant quelques heures. Ils s'assurent de bien faire chauffer les pierres qui donneront toute la chaleur nécessaire pour faire cuire la nourriture.
Il y a plusieurs estomacs à
remplir, alors on coupe une tonne de pommes de terre, de kumaras (patates
sucrées néo-zélandaises) et de citrouilles.
Il s’agit d’un rituel assez
délicat si l’on veut que le repas soit bien réussi. Les morceaux de viandes
doivent être stratégiquement déposés dans le panier dont le fond a été
préalablement recouvert de feuilles de chou afin que chaque pièce de viande
soit suffisamment cuite, mais pas trop. On y retrouve du bœuf, du porc,
plusieurs poulets et l’inévitable agneau. Puis on ajoute le sac de légume sur
le dessus.
Pendant que le panier se prépare,
les hommes auront enlevé le bois et les cendre du trou où le feu avait été
parti, ne laissant que les pierres sur lesquels on dépose le panier de
nourriture qu’on couvrira ensuite d’un drap propre et de morceau de jute, avant
de recouvrir le tout de terre.
On laisse ensuite le tout cuire lentement sous
terre pendant quelques heures, jusqu'à ce qu’on puisse refaire les étapes
inverses pour en ressortir la viande et les légumes maintenant cuits et
présentant une odeur caractéristique de fumée.
Avant de déguster le tout, on
bénit d’abord le repas, en maori. Puis vu l’interculturalisme du moment, on me
demande de bénir le repas à mon tour, mais en français cette fois, ce que
j’accepte de faire avec fierté puisque je perçois cette demande comme un grand
honneur. Puis quelqu’un d’autre enchaîna en italien, puis une
autre en polonais, puis on termina en anglais. C’est ce qu’on appelle
moderniser une tradition ancestrale !
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