On vient de
finir de souper et j’accepte volontiers le défi d’aller chercher Iraia en auto
pour le ramener à la maison. Je crois d’abord que c’est au travail, ça va, je
connais le chemin. Mais finalement ce n’est pas là que je dois aller le
chercher, ça se complique. « C’est
super facile », qu’on me dit, suffit de prendre tel, tel, tel chemin. Je
préfère éviter l’autoroute, alors j’opte pour le chemin plus long.
Il fait noir,
j’ai les noms de rue en tête et sur un bout de papier, mais j’ai encore de la
misère à comprendre comment les rues sont indiquées. Je me trompe de rue, je me
retrouve sur l’autoroute. Bon… fallait bien y aller un jour… mais j’aurais
préféré que ce soit à droite, de jour, dans un endroit que je connais! Pas
grave, je prends une sortie dès que je me rends compte que je ne saurai pas
comment me rendre à destination en passant par là.
Je suis encore
capable de revenir sur mes pas, mais je ne suis pas convaincue de savoir où je
suis. Un coup de fil plus tard, je refais un bout de chemin en suivant les
nouvelles indications. Ça ne semble pas être le bon endroit, je rappelle. Là je
commence à être drôlement perdue, personne sait vraiment où je suis et m’envoient dans différentes
directions un peu au hasard et Iraia attend toujours…
Vous comprendrez que l’anecdote a donné place à
de nombreuses taquineries dans les jours
suivants… Et moi qui tenait absolument à voyager avec mes cartes, j’ai
finalement ajouter un GPS à mon équipement!
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